Compostons!

Encore une fois, pourquoi se répéter quand les documents sur ce sujet sont déjà nombreux :

  • sur le site de nos partenaires de Compostons que vous pouvez contactez en tant qu’association pour des formations, des informations, des installations de composteurs.
  • sur ce document très complet rédigé par l’administration de l’environnement et de l’énergie bruxelloise

Mais pour résumer il faut surtout se rappeler que le compostage n’est pas une opération complexe, il s’agit juste de mélanger en fines couches :

  • des MATIÈRES VERTES, MOLLES ET HUMIDES, riches en azote (épluchures et déchets de fruits et de légumes, marc de café avec filtre en papier, feuilles et sachets de thé, tontes de gazon, végétaux frais, fumier peu pailleux) entre 30 et 70%
  • des MATIÈRES BRUNES, DURES ET SÈCHES, riches en carbone (branchages broyés, tailles de haies et d’arbustes finement coupées, plantes et fleurs fanées, tiges et feuilles sèches, papier essuie-tout, paille, sciure (attention à son origine et au risque d’étouffer le composteur, copeaux, litières d’animaux pailleuses) entre 70 et 30%

en se souvenant que :

  • plus les bouts de déchets sont petits et bien mélangés plus le compost sera facile à faire et mûrira rapidement.
  • il faut qu’il soit correctement humide : l’humidité est apportée par les déchets verts (80% d’eau) mais elle est à contrôler grâce au test de la poignée : une goutte d’eau doit apparaître entre les doigts quand on presse une poignée de compost en formation. L’absence de vers de terre et une présence exclusive de porcellions est également un indice de manque d’eau. L’arrosage est indispensable en été, essayez de mettre le compost à l’ombre pour pouvoir le réduire.
  • plus il est retourné et oxygéné plus il mûrit vite.
  • la viande coûte trop cher pour être jetée au compost, les peaux d’agrumes se décomposeront bien un jour (coupez-les en bouts fins!), et elles iront au contraire remplir les décharges si vous les jetez au tout venant.

Il est ensuite utilisable au champ 6 à 8 mois après si il est démarré en automne ou en hiver, contre en 4 à 5 mois si il est démarré au printemps ou en été. Pour avoir un produit plus fin afin de l’utiliser en pot on peut ensuite tamiser ce compost une fois qu’il est bien mûr. Un récapitulatif imprimable se trouve à la fin du poster sur le calendrier de culture.

Pour la théorie c’est à peu près tout, le reste s’acquiert sur le terrain.

Pour le démarrage d’un projet de compostage collectif, la meilleure réflexion est toujours à faire ensemble, elle doit porter sur :

  • Quelle méthode de compostage utiliser? (en bac : joli mais pas forcément pratique de le retourner, en andain : adapté aux grandes quantités mais il faut trouver des bâches pour le couvrir, en fosse : on peut juste tout accumuler mais ça prend de la place)
  • Où mettre le(s) bacs? (accessibilité pour venir déposer ses déchets, facilité de circulation autour de la zone pour le récupérer/le tourner, esthétique…)
  • Comment sont mélangés les matières vertes et brunes? (bac de matières brunes à côté du bac de compostage pour que chacun en rajoute avec ses épluchures, bacs d’accumulation de matière verte que l’on vide temps en temps pour mélanger avec du brun en tas…)
  • Qui peut y amener ses déchets? (tout le quartier : il faut de la signalétique claire => contactez-nous pour être rajouté sur la carte des composteurs, le café du coin : il faut trouver des grandes quantités de matière brunes pour équilibrer, les jardiniers : c’est déjà pas mal si tout le monde participe localement!)
  • Comment y amener ses déchets? La mairie distribue des bioseaux, il est aussi possible de récupérer des pots refermables de quelques litres en demandant à des structures de restauration collective (pots vides de mayonnaise ou de moutarde en plastique)

Si vous êtes en appartement vous pouvez aussi opter pour des lombricomposteurs individuels, qui produisent un compost de bonne qualité et le très recherché jus de lombricompost, engrais et stimulant particulièrement efficace.

Faire du compost n’est pas une opération complexe et technique, au contraire de ce qui est parfois présentée dans certains livres ou par certains formateurs. Il s’agit simplement de respecter trois points : du vert ET du brun, de l’humidité et de l’aération, sans que la « recette » n’aie à être très précise.

Comme toujours l’observation, l’échange puis l’essai-erreur sont des moyens d’améliorer ses pratiques avec le temps, et d’obtenir davantage, plus rapidement et en se fatiguant moins, de cette substance indispensable au potager.

 

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